Pour pallier la suppression des trains liée à la grève des contrôleurs SNCF, les voyageurs doivent trouver d’autres solutions pour rejoindre famille ou amis : changer de train, prendre le bus, covoiturer… Des modes de transport pris d’assaut.


, Grève à la SNCF : cinq moyens de transport alternatifs pour les voyageurs privés de train

© Fournis par franceinfo

Comment voyager si le train qu’on espérait prendre entre vendredi 23 et dimanche 25 décembre est annulé en raison de la grève des contrôleurs de la SNCF ?

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L’avion, la voiture ou le bus : ces moyens de transport alternatifs existent, mais ils sont bien évidemment très prisés face à une hausse soudaine de la demande, alors que quelque 200 000 personnes sont concernées par les suppressions de trains. Voici un tour d’horizon des alternatives pour mieux s’organiser.

1 Les autocars interurbains

Prendre place dans un bus plutôt que dans un train est l’une des possibilités qui s’offrent aux voyageurs dont le train est annulé. Car depuis la libéralisation du marché en 2015, les autocars interurbains permettent de relier de nombreuses villes de France, à des prix souvent compétitifs. Mais comme à chaque mouvement social d’ampleur à la SNCF, ils sont pris d’assaut. La direction de FlixBus annonce à franceinfo « une hausse de l’ordre de 20-25% des réservations », avec 120 000 passagers sur le week-end de Noël. « Nous en attendions plutôt 100 000 », précise la direction de FlixBus. Laquelle assure pouvoir faire face à la demande : « Le dispositif pour le mois de décembre était calibré pour ce type de situations, il est comparable à la saison estivale (330 bus, beaucoup de rotations, etc.). »

Toutefois, en raison de la forte demande, les tarifs ont explosé pour ce week-end. Par exemple, pour le 24 décembre, un trajet Paris-Le Havre coûtera 30 euros, contre 7 euros en basse saison, un Paris-Rouen 13 euros, contre 4 euros en basse saison et un Paris-Toulouse entre 80 et 100 euros, contre 25 en basse saison. Pour un départ de Paris pour Nantes samedi 24 décembre à 11h45, avec un trajet de 4h55, il faut compter 95 euros, a calculé Ouest-France. « Nos prix augmentent mécaniquement du fait du nombre important de réservations et des dates de réservations rapprochées, tout cela lié à la grève tardive », explique à franceinfo la direction de FlixBus, qui dit garder « les prix les plus bas possible ».

D’autres lignes d’autocars sont dans le même cas. La plateforme BlaBlaCar, qui gère les BlaBlaBus, tente aussi de trouver autocars et chauffeurs pour doubler les places sur ses grandes lignes, qu’elle prévoit complètes.

2 Le covoiturage

Partager un véhicule pour faire le trajet à plusieurs est une autre alternative en vogue. « On a deux fois plus de réservations que la semaine précédente, on sera sans aucun doute sur un record pour les fêtes », affirme à l’AFP un porte-parole de BlaBlaCar, l’entreprise de covoiturage. Lors de son compte rendu à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a confirmé une multiplication par deux ou trois du nombre de covoiturages sur certains axes. BlaBlaCar annonçait 300 000 sièges proposés pour ce week-end et pourrait revoir ce chiffre à la hausse dans les prochaines heures, d’après BFMTV.

Pour espérer trouver un trajet à sa convenance, il suffit de s’inscrire sur leur site, de fournir sa carte d’identité et de renseigner le jour et l’heure du départ, puis la destination. Néanmoins, certains usagers se plaignent du prix élevé et d’annulations au dernier moment.

Il n’y a pas que BlaBlaBar. C’est l’application la plus connue, car elle est leader sur le marché mondial du covoiturage. Mais il existe aussi Klaxit, Karos, la Roue verte… Ou encore Rezo Mobicoop, par exemple, qui propose du covoiturage gratuit, sans publicité et sans aucune commission, ce qui signifie que les trajets sont moins chers. Le site Tech Advisor propose une sélection des applications de covoiturage avec à chaque fois un petit paragraphe qui résume le service proposé, pour que chacun trouve chaussure à son pied.

L’autre alternative reste le covoiturage « artisanal » : depuis l’annonce de la suppression de certains TGV, mardi, les messages de personnes qui cherchent un covoiturage fourmillent sur les réseaux sociaux, et en premier lieu sur les groupes Facebook. Celui de sa ville, par exemple, peut permettre de trouver quelqu’un pour covoiturer jusqu’à la destination envisagée.

3 Les voitures de location

Si on ne peut pas partager une voiture, on peut la louer. En revanche, l’alternative est aussi courue que le covoiturage. Les loueurs traditionnels, tels que Avis Budget ou Hertz, contactés par franceinfo, ne peuvent pas communiquer de chiffres sur l’ampleur des demandes engendrées par la grève à la SNCF. Mais le comparateur Carigami a relevé, mercredi, 56% de réservations en plus (par rapport à 2021), d’après l’AFP. C’est également une alternative onéreuse : il faut compter environ 500 euros pour une semaine de location en France. Un prix moyen qui a beaucoup augmenté en un an, avec une hausse de 18% par rapport aux vacances de Noël de 2021, toujours selon l’AFP.

Les sites de location de voitures entre particuliers ou uniquement sur internet assistent aussi à une demande deux à trois fois supérieure à la normale. « C’est du plus 30% en moyenne et ça ne cesse de grimper », précise à BFMTV Simon Baldeyrou, PDG Europe de Getaround, spécialisé dans l’autopartage avec de la location entre particuliers. Idem pour OuiCar et Roadstr, qui proposent le même concept. Quant au fondateur de Carlili, un service qui livre les véhicules à domicile à la dernière minute, il affirme, toujours sur BFMTV, que son activité a triplé en un jour. Et que certains clients n’hésitent pas à opter pour des modèles premium depuis l’annonce du remboursement à 200% des billets pour des trains annulés.

4 Les véhicules personnels

Prendre sa propre voiture, quand on en a une, reste une option envisageable. Celles et ceux qui l’avaient laissée au parking, privilégiant les transports ferroviaires pour se déplacer à Noël, font marche arrière face aux annulations. Et cela se traduit par une hausse de la fréquentation des garagistes, sollicités pour les dernières révisions ou réparations avant le grand départ. Fixter, une plateforme qui propose aux automobilistes de récupérer le véhicule à leur domicile pour l’amener au garage et le rapporter ensuite, constate une augmentation de 30% des demandes depuis les annonces de suppressions de trains, a appris franceinfo auprès de son directeur marketing et commercial. « C’est un challenge, car il faut répondre en 24 à 48 heures, alors que normalement les réservations s’étalent dans la durée. Mais les garages arrivent à gérer la demande à la dernière minute », ajoute Matthieu Pouget-Abadie.

Le risque, cependant, est de se retrouver dans les embouteillages. La journée de vendredi sera classée rouge en région francilienne, dans le sens des départs. Un pic de bouchons est attendu entre 15 et 18 heures. Il est donc conseillé de quitter l’Ile-de-France avant 10 heures. Le trafic sera également chargé samedi et dimanche. Et de nouveaux embouteillages sont à prévoir lundi 26 décembre, pour la deuxième semaine des vacances, avec un drapeau orange hissé dans le sens des départs et des retours en Ile-de-France.

5 L’avion

C’est une option, mais c’est la moins écologique et pas toujours la plus économique. Les tarifs des vols sont très variables en fonction des jours souhaités et de la destination. Et le trafic aérien n’est pas non plus épargné par les mouvements sociaux.

Ainsi, un tiers des vols entre Toulouse-Blagnac et Paris-Orly ont été annulés jeudi, a constaté France Bleu Occitanie, alors qu’Air France promettait d’assurer « la totalité de son programme de vols » malgré le préavis de grève de deux syndicats d’hôtesses et stewards, l’Union des navigants de l’aviation civile (Unac) et le Syndicat des Navigants du groupe Air France (SNGAF). Neuf vols pour Paris-Orly ont été annulés depuis l’aéroport de Toulouse, ce qui représente un vol sur trois, en moyenne, sur le programme de vols. Cela sera le cas également pour la journée de vendredi. Cependant, aucune autre ligne n’est touchée à Toulouse, précise France Bleu Occitanie.

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